NanoFLOWCELL Quantino : La voiture électrique sans limites

NanoFLOWCELL Quantino : La voiture électrique sans limites


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Sous les lignes spectaculaires de ce concept-car se cache une innovation qui révolutionnera peut-être l’univers de la voiture électrique : une batterie qui se recharge comme on fait le plein d’avec un carburant classique ! Voici la NanoFLOWCELL Quantino 100% électrique.

Votre garage ne vous permet pas d’accueillir les 5,26 m de la Quant F mais vous êtes fans de ses batteries à flux ? Qu’à cela ne tienne, NanoFlowcell présente aussi sur son stand du Salon de Genève la Quantino utilisant la même technologie mais aux dimensions plus conventionnelles.

NanoFLOWCELL Quantino : La voiture électrique… par jesuisfrancais

Certes, l’aspect de la Quant impressionne et son concept surprend. Il s’agit, selon ses concepteurs, d’une « limousine de sport ». De fait, l’engin est inhabituellement long (5,25 m), offre 4 places et promet des performances hors norme sans aucune pollution puisque sa propulsion est électrique. Mais si le public du salon de Genève 2014 s’est sans doute arrêté à ces caractéristiques visibles, le plus intéressant est ce qui se cache sous la carrosserie. Pour alimenter son moteur électrique, la Quant fait en effet appel à un type de batterie très particulier, appelé batterie à flux. Cette technologie est différente de celle des batteries lithium-ion « classiques ».
Les batteries à flux sont basées sur des électrolytes liquides interchangeables. Elles peuvent donc être rechargées à la station-service en quelques minutes. L’électrolyte déchargé est simplement pompé hors du réservoir et remplacé par un liquide chargé. L’ensemble de l’opération ne prend pas plus de temps qu’un simple plein d’essence. Ensuite, l’électrolyte retiré du véhicule peut être rechargé à la station grâce, par exemple, à une éolienne ou à une installation photovoltaïque.

Avec à cette technologie, l’autonomie du véhicule électrique n’est donc plus un handicap. Cependant, pour un même volume, les batteries à flux, dont la capacité dépend de la taille des réservoirs, ont l’inconvénient de stocker moins d’énergie que des batteries au lithium. Autre soucis, dans les batteries à flux Redox utilisant du Vanadium (les plus prometteuses, dénommée VRB) une large quantité d’ions vanadium traverse la membrane séparatrice, ce qui contribue à la décharge prématurée de la batterie. C’est sans doute sur ces deux points que nanoFLOWCELL propose les avancées les plus significatives.


NanoFLOWCELL Quantino Concept électrique… par jesuisfrancais

Le principe de nanofiltration permettrait ainsi d’accroître l’efficacité des batteries VRB en rendant la membrane imperméable aux ions vanadium et en permettant uniquement la conductivité des protons. Même si le constructeur est encore très discret sur les caractéristiques de cette batterie, on peut estimer que sa densité énergétique massique est de l’ordre de 0,2 kWh par kilo. Une batterie « généreuse » de 40 kWh ne pèserait donc que 200 kg et autoriserait une autonomie réelle de 200 km avec la possibilité de recharger en quelques minutes seulement. Le coût serait de 0,25 €/Wh soit deux fois moins cher que les batteries lithium classiques.

QuantLa Quant ouvre ainsi de belles perspectives sur l’avenir du véhicule électrique. Et même si aucun calendrier de production n’est annoncé et que certains doutent du « sérieux » de ses promoteurs, elle a au moins le mérite de braquer les projecteurs sur une technologie de batterie prometteuse.

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