C’est le moment de faire le plein de carburant, ce qui change dans les prochains jours

Source : Boris Maslard/Paris-Normandie

Le prix du carburant était déjà en hausse depuis juin 2020 et la guerre en Ukraine n’a fait qu’empirer les choses. En effet, un quart du gazole français est importé de Russie et représente près de 75 % des ventes à la pompe. Ce qui fait que le pouvoir d’achat des Français est en prend un sérieux coup. Le prix du carburant est affecté, outre la pénurie d’huile de tournesol qui est aussi un problème majeur du moment.

Le prix du carburant à 2 € le litre

Ce fut un coup dur pour le français moyen. Durant le mois de janvier, le prix du carburant dépassait les deux euros le litre. Il semblerait que cela ne faisait que commencer puisque très récemment, il y a eu une nouvelle hausse.

Vu la détresse de son peuple, l’État a alors décidé de faire une remise de 18 centimes jusqu’au 31 juillet. Une réduction, qui d’ailleurs, a permis aux prix des pompes de passer sous les deux euros le litre. Sauf que cette solution n’a duré que quelques semaines. Une fois encore, le prix s’est envolé.

« La demande augmente avec la croissance économique et l’offre a un peu de mal à suivre, les pays producteurs n’augmentent pas leur production pour respecter la discipline de l’Opep + (organisation permettant aux pays producteurs d’afficher les mêmes prix et ainsi d’éviter une concurrence déloyale NDLR) et sur les marchés, l’incertitude créée un peu de spéculation avec des comportements opportunistes », avait affirmé Jacques Percebois, professeur émérite en économie à l’Université de Montpellier et spécialiste de l’énergie pour La Dépêche.

Capture d’écran Twitter 1

Une nouvelle hausse en vue ?

Après ces quelques semaines de baisse, les prix ont continué sur la même lancée. Pour le cas du gazole, il s’affichait en moyenne à 1,8815 euro le litre. Une hausse de 0,6 centime, d’après les derniers chiffres arrêtés au 29 avril publiés par le ministère de la Transition écologique.

Du côté de l’essence, la hausse est assez significative. Le sans-plomb 95 E10 a grimpé de 1,5 centime d’euro, à 1,7623 euro le litre en moyenne. Le relevé des prix du 11 mars a montré que le tarif de l’essence est moins élevé que le gazole. Le prix moyen du gazole était alors passé en une semaine de 1,88 à 2,14 euros le litre.

Le prix du pétrole est encore élevé

Le pétrole par contre est reparti à la baisse, toutefois, il reste à un niveau assez élevé. Pour rappel, le prix du baril de Brent a baissé de 2,6 dollars, s’affichant à 103,3 dollars au dernier relevé du ministère.

Quoi qu’il en soit, la situation est loin d’être stable. La décroissance de l’euro par rapport au dollar contribue encore à la hausse du prix des carburants. D’un autre côté, un embargo européen sur le pétrole pourrait se préciser et ainsi faire bouger encore les prix.

Il faut savoir qu’en à peine deux semaines le prix du carburant a augmenté en moyenne de six centimes le litre. Le litre du gazole a atteint en moyenne 1,935 euros, le sans-plomb 98 1,912 euros le litre et le sans-plomb 95 1,814 euros le litre.

Dans certaines régions rurales comme en Ariège, dans l’Aube, le Gers, le Tarn ou encore dans les Hautes-Pyrénées et sur certaines portions d’autoroutes, le prix du carburant dépasse d’ores et déjà les 2 euros.

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Le gouvernement envisage de remplacer la ristourne

Le ministre de l’Économie n’est pas resté les bras croisés face à ce qui se passe. Au contraire, il envisage fortement de travailler sur un mécanisme de soutien davantage ciblé sur les gros rouleurs et les ménages modestes pour remplacer la ristourne de 18 centimes.

Cette mesure est entrée en vigueur le 1er avril et prendra fin le 31 juillet. Cependant, comme l’a avoué Bruno Le Maire sur Franceinfo :

« Nous maintiendrons un dispositif parce que les prix restent très élevés. »

Ce n’est pas tout ! Bruno Le Maire s’est dit favorable à un « dispositif plus efficace parce que plus ciblé sur les personnes qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler ou parce qu’ils sont de gros rouleurs. »

Bercy est déjà sur le coup face à cette nouvelle mesure.

« L’idée, c’est de voter ces mesures vers le mois de juillet. Le problème de la ristourne à 18 centimes, c’est qu’elle profite à tout le monde, quel que soit votre niveau de vie », a expliqué Bruno Le Maire.

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