Jeff Panacloc censuré des chaînes télé : Les lourdes révélations du célèbre ventriloque

Source : starmag.com

Samedi 2 avril 2022, Jeff Panacloc était invité sur le plateau de la radio RTL où il a accordé une interview sans filtre au micro d’Éric Dussart. Avec sa marionnette Jean-Marc, le célèbre ventriloque a évoqué la censure à la télé dont lui et ses amis humoristes sont victimes.

« Les émissions de télé ont de plus en plus peur de ce que vous allez sortir avec Jean-Marc sur votre plateau. Il y a une forme de paranoïa. Est-ce que vous ressentez cette frilosité à la télévision ? », a commencé le présentateur de RTL.

« Obligé de jouer le jeu pour faire de la promo »

Jeff Panacloc est ce genre d’humoriste qui s’exprime sans langue de bois lorsque quelque chose le dérange. Mais c’est sûr que lorsque le petit Jean-Marc tient son rôle de diable, c’est le papa qui tente de tempérer la tension en jouant l’ange du show. Mais cette fois, sur On refait la télé, il a fait des confidences sincères sur la vie d’humoriste.

Quant à la remarque d’Éric Dussart, le ventriloque sait très bien de quoi il s’agit. La télévision met de plus en plus de filtres sur les spectacles d’animation. Il dit ne pas ressentir cette frilosité quand il est sur les plateaux. Mais pour les programmes en direct, il a l’habitude de se faire briefer avant de commencer.

« On vient me briefer en loge en me disant “fais gaffe à ça” ou “il y a des animateurs qui n’aiment pas qu’on parle de tel sujet. On est obligé de jouer le jeu pour faire la promo », a-t-il balancé.

Malgré ses réticences, Jeff Panacloc a fini par se plier aux consignes, au risque de ne plus être invité en plateau.  

Des blagues coupées au montage

Une fois la discussion sur le sujet lancée, le ventriloque français ne s’était plus arrêté. Il a également fait l’éloge de certains animateurs comme Patrick Sébastien. Ce dernier lui disait de dire ce qui lui passait par la tête, car même si l’humoriste dérape, ce serait le présentateur qui en serait responsable. À l’époque, c’était pareil avec Michel Drucker et Laurent Gerra.

« Je trouve que c’est très important de se sentir protégé lorsqu’on essaye de faire de l’humour. Il est impossible de faire des saillies à la télé aujourd’hui. De toute façon, même si c’était le cas, on serait coupé au montage », a-t-il souligné.

Jeff Panacloc apprécie également beaucoup l’émission de Cyril Hanouna. C’est les rares programmes télé où les humoristes et invités ont carte blanche pour dire ce qu’ils pensent.

« Quand je vois que mes vannes sont coupées au montage, ça me fait chier deux minutes. Souvent, on est assez fiers d’avoir sorti une bonne vanne pendant une émission, mais parfois j’apprends que la vanne n’est pas passée », s’est plaint le ventriloque.

Il trouve toutefois regrettable qu’il n’y ait ni appel ni avertissement pour prévenir que les blagues seront censurées. Et il faut convenir aux règles du jeu pour pouvoir continuer à exercer le métier.

Des blagues jugées trop vulgaires

Jeff Panacloc a attribué à sa peluche Jean-Marc le caractère de quelqu’un qui n’a pas sa langue dans sa poche. Quant au papa, il est le discret du show. Mais il semble que le caractère de Jean-Marc soit devenu un peu trop vulgaire pour le public. À en croire ses propos sur le plateau de On refait la télé, il commence à être agacé par les critiques.   

« C’est vrai que souvent on est mis de côté, c’est un bien grand mot, mais on sort du spectacle et on dit : “Jean-Marc est vulgaire”. Des fois, ça s’arrête à une phrase. Au début, ça ne me faisait rien là, ça commence un petit peu à me soûler », regrette l’humoriste.

Les remarques deviennent aujourd’hui de plus en plus difficiles à encaisser. Jeff Panacloc a souligné qu’il n’a pas changé grand-chose de leurs shows. Et maintenant, les gens ne cessent de clamer le fait que ce soit vulgaire.

« Il y a les réseaux sociaux, il y a les journalistes qui vous font parfois ce reproche. On a le sentiment que ce qu’ils aimaient chez vous au début, ils vous le reprochent aujourd’hui », a dit le présentateur télé, en enfonçant encore plus le couteau dans la plaie.