TPMP : retour sur ce débat animé à propos du salaire des personnalités de la télé

Source : Capture d’écran/C8

TPMP: Le 7 avril 2022, les chroniqueurs de Cyril Hanouna ont remis le sujet de la rémunération des journalistes sur la table. Comme on pouvait s’y attendre, les avis divergent, surtout lorsque certains commencent à se plaindre de leur « descentes aux enfers ».

D’un côté, il avait ceux qui pensent qu’ils ont des problèmes comme tout être humain. De l’autre, il y avait ceux qui voient une certaine indécence dans le fait de se plaindre alors que l’on gagne beaucoup d’argent.

« On peut être ici et continuer à galérer au quotidien »

Comme à l’accoutumée, Cyril Hanouna et sa joyeuse bande décryptent avec humour les sujets qui font l’actualité du moment. Le soir du 7 avril, ils ont repris une séquence des Grandes Gueules sur RMC.

Lors de cette émission, Alain Marschall et Olivier Tuchot ont parlé de l’inflation qui touche actuellement des millions de Français. Anna, une ouvrière de BTP a d’ailleurs confié au micro de RMC qu’elle devait sauter un repas par jour, faute de moyens.

Touchée par ce témoignage, Kaouther Ben Mohamed a réagi en racontant à son tour son expérience avec beaucoup d’émotion. Comme cette auditrice, elle sait aussi ce que cela fait de ne pas pouvoir payer à manger à son enfant. Elle a précisé que ce n’est pas parce qu’elle travaille à la radio, et que tout le monde la connaît qu’elle ne connaît pas la galère.

« On peut être ici et continuer à galérer au quotidien, à ne pas pouvoir payer ses factures ! », dit-elle avant de rappeler qu’elle ne fait qu’un repas par jour avec son fils.

La présidente de l’association « Marseille en colère » devait se contenter de boire du café en guise de repas. Elle a souligné, entre autre, qu’il n’est pas facile d’aller demander de l’aide aux services sociaux et qu’il faut arrêter de « d’humilier les gens ».

Des chroniqueurs divisés

Le soir venu, les chroniqueurs de Cyril Hanouna ont parlé de cette séquence sur le plateau de TPMP. La question ne pouvait être évitée, « est-on forcément bien payés lorsqu’on travaille à la télé ». Si la réponse était évidente, l’émission serait bien ennuyeuse.

Comme on a l’habitude sur TPMP, le ton est très vite monté. Lors de cet échange virulent, Benjamin Castaldi, Matthieu Delormeau et Guillaume Genton ont dénoncé la stigmatisation sans cesse dirigée contre les personnes qui ont ou ont eu de l’argent.

De leur côté, Delphine Wespiser, Gilles Verdez et Raymond pensent qu’ils sont des privilégiés et estiment qu’il en deviendrait indécent, pour eux, de se plaindre. Ce à quoi Benjamin Castaldi a répondu que la descente aux enfers, lorsqu’elle arrive, que tu sois riche ou pauvre, elle est la même pour tout le monde.

Un débat houleux

Lors de son intervention, la Miss France 2012 a déclaré qu’elle ne comprenait pas pourquoi Benjamin Castaldi continuait à vivre dans un appartement de 600 m² tout en se plaignant de ses soucis financiers. En entendant les attaques personnelles de son amie, le principal intéressé s’est très vite retrouvé hors de ses gonds.

« Tu as une maison que tu as achetée. Elle est saisie, tu fais quoi ? », lui lance Benjamin Castaldi en essayant de lui expliquer qu’il est dans une impasse.

TPMP: La chroniqueuse lui répond qu’il ferait mieux de vendre, même à en moins-value et de vivre dans un appartement à la mesure de son budget. Le ton est monté.

« Mais c’est pas possible d’être débile comme ça ! Elle est plus à moi la baraque, elle est hypothéquée, y’a des huissiers dessus, qu’est-ce que je fais ? », lui a crié l’époux d’Aurore Aleman.

La jeune femme a tout de même insisté, mais le père de Simon, Julien, Gabriel et Enzo lui avait fait comprendre qu’il n’avait plus d’argent en disant :

« Mais je ne peux pas le payer le loyer, j’ai plus d’oseille ! Alors je fais quoi, je vais faire la pute au bois ? »

 

Quelque instants plus tard, Raymond était intervenu dans le débat en disant qu’il ne plaindrait « jamais quelqu’un qui a décroché après avoir acheté des montres à cinquante mille, après avoir acheté des bateaux (…) l’argent, il fallait faire attention ».

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